Réunion publique "Energies et Territoires" Nemours 13 novembre 2025 - La Scène du Loing
L’avenir de la politique énergétique française est revenu à une approche plus démocratique fin avril 2025 avec les débats et examens d’une loi de Programmation et simplification dans le secteur économique de l’énergie à l’Assemblée Nationale et au Sénat.
Avec le Réseau Energies Terre&Mer et Vent des Maires et des centaines d’associations, nous avons demandé collectivement début juillet au Gouvernement et au Parlement qu’une étude socio-économique globale mesure de façon comparative les impacts et les bénéfices de plusieurs mix énergétiques au niveau national, comme pour les Régions Ile-de-France et Centre Val de Loire , avant de décider d’investir des centaines de milliards d’Euros pour notre pays et les générations futures.
Cette réunion a rassemblé des élus des régions Ile-de-France et Centre Val de Loire, des scientifiques, des acteurs du monde agricole, des représentants économiques et des associations locales, et se déroulera dans un format participatif, autour des deux enjeux suivants :
• Comment les Régions peuvent contribuer à faire baisser le coût de l’électricité ?
• Comment les énergies renouvelables peuvent contribuer à la transition énergétique et au développement équilibré des régions françaises ?
4 constats :
Un dramatique constat pour l’économie et la compétitivité de la France
Depuis quinze ans, le coût de l’électricité ne cesse d’augmenter. Financer les énergies intermittentes c’est financer un second système électrique et c’est de plus en plus indemniser les promoteurs obligés d’arrêter leurs installations en raison de la surproduction. Cette surproduction fragilise en outre la fiabilité du réseau RTE et d’ENEDIS, et perturbe le fonctionnement des réacteurs nucléaires. Face à ces dérives, la suspension immédiate des subventions aux filières éolienne et photovoltaïque s’impose.
De plus, l’inversion des priorités d’injection sur le réseau, effective au 1er avril 2025, rend indispensable l’arrêt de tout nouvel appel d’offres concernant les énergies électriques intermittentes.
Des acteurs sous la pression des promoteurs et des injonctions de l’Etat
Après une présentation des données régionales par Avenir rural du Gâtinais, plusieurs élus, dont Gérard Geneviève, Maire de Poligny, Conseiller délégué aux Energies renouvelables Communauté de Communes du Gâtinais Val-de-Loing, Jean-Marc Boussaingault Président du Parc naturel régional du Gâtinais français, Frédéric Néraud, Président du PETR Gâtinais Montargois et Patrick Septiers Président de la Communauté de Communes Moret Seine et Loing, ont échangé sur les contraintes lors de la préparation de leurs documents d’urbanisme et des pressions auxquelles ils sont soumis par les promoteurs.
Des solutions plus écologiques que les énergies électriques intermittentes existent
Les solutions d’énergies thermiques renouvelables et pilotables (géothermie de surface, pompes à chaleur, biogaz, biocarburants, solaire thermique, boucles de chaleur) ainsi que le photovoltaïque en grande toiture en autoconsommation collective ont été sélectionnées en France par 45% des conseils municipaux lors de la définition des zones d’accélération d’énergies renouvelables ; à l’inverse seulement 1% des zones ont été retenues pour l’éolien, et 3% pour l’agrivoltaïsme.
De son côté, Pascal Verrièle, Secrétaire général de la FDSEA 77 a évalué les avantages et les limites de l’agrivoltaïsme dans les régions de forte production céréalières et a conclu sur le besoin d’une approche collective à l’échelle départementale pour que les collectivités reprennent la main sur le développement énergétique et économique.
Associer les territoires dans une évaluation chiffrée des potentiels
La mutualisation des solutions à l’échelle des bassins de vie a été retenue comme une piste de travail importante pour développer des solutions qui contribuent à une décarbonation directe des usages de la chaleur et de la mobilité dans le respect des valeurs des territoires. En conclusion, Madame Valérie Lacroute a noté le besoin d’évaluation socio-économique qui favorisera l’acceptabilité des solutions.